À rebours d’Alix d’Angalie

Présentation : 

Titre : A Rebours

Auteure : Alix d’Angelie

Édition : Monde Premier

 

Il y a plusieurs semaines, Maïssa et moi avons eu la joie d’être contactées par les Éditions du Monde Premier avec qui nous avions déjà été partenaires pour les chroniques sur Le Peigne de Nibur et L’Édit d’Alambrisa, tous deux d’Alix d’Angalie. Cette fois-ci, on nous offrait la possibilité de chroniquer A rebours, le dernier livre de l’auteure, dont voici un trailer :

Nous tenons encore une fois à remercier les Éditions du Premier Monde pour leur confiance.

Synopsis :

Paris, Belle Époque

Jean Loiseau, enfant de l’Opéra Garnier, tombe secrètement amoureux d’une jeune danseuse. Lorsqu’elle quitte brusquement Paris, il retourne à son quotidien sans imaginer qu’un médecin lui diagnostiquera bientôt une amnésie extrêmement rare. Promis à un avenir tragique, il se met en tête de retrouver son amour de jeunesse. Le temps presse, car la folie rôde et menace sa quête.

De combien de temps dispose-t-il avant de s’oublier lui-même ?

Mon Avis :

Maïssa et moi nous sommes promis d’être toujours honnêtes dans nos articles, partenariat ou non, et cette chronique ne fera pas exception. 

Malheureusement, je dois dire que je n’ai pas aimé ce livre. J’irai même jusqu’à dire que je me suis ennuyée et que je n’aurai pas fini ma lecture si nous n’avions pas promis de sortir un article. Les deux premiers livres de l’auteure que nous avions déjà eu la chance de lire avaient leurs défauts mais tenaient la route et surtout faisaient partis de deux univers très intéressants. Ici, j’ai trouvé le livre un peu… vide. Il fait moins de 200 pages ce qui me semblait étrange vu le résumé mais pourquoi pas… Je n’allais pas juger le livre avant de l’avoir lu. Malheureusement, le livre manque cruellement de développement et les chapitres courts se sont enchaînés sans jamais réussir à m’emporter dans l’histoire. Je n’ai pas réussi à créer de lien avec le personnage principal et cela n’a fait qu’empirer au fil des pages. De plus, l’histoire d’amour qui est censée être le cœur du livre ne m’a touchée car je ne la comprends pas. J’ai vraiment eu l’impression de lire un livre sur un gamin qui court après la fille qui lui a parlé une fois dans sa vie. Et cela est peut-être mignon au début lorsque Jean est enfant mais devient rapidement usant. Son amour semble infondé et surtout je ne vois pas comment il pourrait être réciproque. Bref, je n’ai pas accroché du tout.

De plus, j’ai eu la frustrante impression de lire un livre non fini, un résumé ou le squelette d’un livre. Les années s’enchaînent beaucoup trop vite, surtout pour un livre aussi court. Le personnage n’est donc jamais développé ce qui n’aide pas à le comprendre ou à être de son côté. Le roman aurait pu être sauvé par le lieu et la temporalité de l’histoire . Paris à la fin du XIXème siècle ? Je dis oui tout de suite ! Seulement ici, à part pour quelques scène dans L’Opéra de Garnier au début du livre je n’ai jamais eu l’impression d’avoir quitté ni ma banlieue ni 2018. Rien n’est fait pour aider le lecteur à imaginer le monde ou les personnages. Une frustration de plus.

La fin du roman est… mignonne. Désolée mais je n’ai pas de meilleur mot pour la décrire. Cela aurait pu être une très bonne fin (car l’idée est bonne) mais elle a été amenée trop rapidement à mon goût et surtout, j’en avais vu venir une partie. L’effet a donc été à moitié gâché pour moi et j’ai fini le livre sur une nouvelle frustration ce qui est bien dommage.

Je ne vais pas en dire beaucoup plus car je n’aime pas dire du mal d’un livre qu’on m’a si gentiment permis de découvrir. Je suis sûre que j’apprécierai beaucoup plus le prochain livre de l’auteure. Je préfère donc laisser la parole à Maïssa. Vous allez voir que nous ne sommes pas d’accord sur tout.

Avis de Maïssa :

Je ne suis pas connue pour mon amour des romances à quelques exceptions près (une en fait : Orgueil et Préjugés de Jane Austen). J’ai beaucoup de mal avec ce genre. Cependant, quand les Éditions du Monde Premier nous ont contactés pour nous proposer cette histoire, je n’ai pas hésité longtemps car il s’agit de la même auteure que L’Édit d’Alambrisa que j’avais bien aimé. Cette fois ça n’a pas été ce même engouement, même si c’est resté un bon moment.

Commençons par le négatif pour finir par les nombreux points positifs. Ce qui m’a gêné est la romance. Bon, vous allez me dire c’est un peu le principe de l’histoire et je le savais dès le début. Oui, mais la quatrième de couverture m’a vendu une romance pleine de mystère et haletante alors que je suis restée un peu sur ma faim. Je m’attendais à une quête avec beaucoup plus de rebondissements. Malheureusement j’ai vu venir la plupart d’entre eux. Ça m’a un peu refroidi. Après, l’histoire reste vraiment mignonne. L’amour de Loiseau pour sa belle danseuse est vraiment touchant. Il développe une véritable obsession pour elle sans jamais oser l’approcher à cause de sa timidité. Quand le temps les sépare, il va tout faire pour la retrouver. Son amour absolu et enfantin pour Léa est vraiment adorable et touchante. D’ailleurs, Loiseau lui-même est adorable.

L’autre détail qui m’a gêné lors de ma lecture, c’est les ellipses temporelles. Elles s’expliquent par certaines caractéristiques de l’histoire, mais parfois on saute des années sans réelle explication. Ça a tendance à casser l’immersion. C’est dommage, je trouve, mais c’est un parti pris de l’auteure causé par une spécificité du récit. C’est un choix audacieux que je respecte même si je n’y ai pas forcément adhéré.

Par contre, j’ai totalement adoré l’immersion dans le XXe siècle ! Alix d’Angalie fait ça avec beaucoup de talent. C’est toujours par petites touches qui au final forment une toile enivrante. Personnellement, j’aime beaucoup le XXème et la présentation qui en est faite est très vivante. C’est un plaisir d’évoluer dans ce monde. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir l’Opéra Garnier par les yeux de quelqu’un qui le connait par cœur et qui y a toujours vécu. On découvre ce lieu d’une façon très intime. On explore ses recoins, ses alcôves, ses superstitions et ses drames en coulisses. J’ai adoré arpenter ce lieu emblématique et si pleins de mystère. J’ai aussi beaucoup apprécié les allusions au fantôme de l’Opéra, ce qui rajoute encore au folklore.

En conclusion :

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce roman, son atmosphère, son folklore. J’ai adoré me perdre dans le XXème siècle et sans cesse redécouvrir l’Opéra. Même si je me suis beaucoup attachée aux personnages et que j’ai beaucoup aimé les suivre, je suis mitigée face à la romance. J’ai vu la plupart des rebondissements venir de loin, mais l’histoire reste très touchante.

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