Les Disparus du Clairedelune de Christelle Dabos

la passe-miroir-2Présentation :

Auteur: Christelle Dabos

Genre: fantastique

Date: novembre 2015

Série : tome 2 de la Passe Miroir

Édition: Gallimard jeunesse

Sans spoilers même pour ceux qui n’ont pas lu le tome 1

Résumé :

Maintenant qu’elle a fait son entrée à la cours, Ophélie est confrontée à la haine et aux complots de Citacielle. Confrontée à ce monde impitoyable, la jeune fille peut-elle faire confiance à Thorn, son glacial fiancé aux réactions énigmatiques ? Pour ne rien faciliter, le Clairedelune, l’ambassade et le lieu le plus sûr de la Citacielle, voit se dérouler dans ses murs des disparitions étranges de membres influents de la cours. Entre complots, menaces, chantages, et disparitions, Ophélie va, bien malgré elle, être impliquée dans cette enquête. Au passage, il est possible qu’elle découvre des vérités bien plus grandes et bien plus dangereuses.

Avis :

Je vous jure que j’ai vraiment essayé de résister à ce livre. Je ne voulais pas le lire tout de suite et le garder pour dans quelques mois, voir cet hiver, et ainsi faire durer le plaisir, mais un passage devant une librairie qui le montrait en vitrine a été fatale à mes résolutions. Une fois acheté, je n’ai tenu que quelques minutes avant de me plonger dans sa lecture, et à partir de ce moment-là impossible de le lâcher. Vu le coup de cœur qu’a été le tome précédent j’attendais énormément de celui-ci. J’avais peur d’être déçue et pourtant il a dépassé toutes mes espérances.

L’histoire reprend quelques instants après la suite du tome précédent. Les rappels tant de l’histoire que des bribes permettent en quelques instants de se remettre dans le bain. La carte de Citacielle est elle aussi la bien venue. Tout comme l’arbre généalogique, qui permet de se repérer très facilement et de se remettre tout ça en mémoire. Dans ce tome, Ophélie fait son entrée à la cour, ce qui nous permet enfin de visiter les étages supérieurs de la Citacielle. Dans toute la première partie du roman, c’est les complots de cour qui sont au cœur de l’intrigue et comment Ophélie tente de se faire une place dans cette société, qui ne voit pas son arrivée d’un très bon œil. La deuxième partie du tome est quelque peu délocalisée, ce qui nous permet de découvrir d’autres aspects de l’arche que l’on ne connaissait pas et des recoins encore inexplorés de la Citacielle. Dans cette deuxième partie, les disparitions et l’enquête sont centrales. Certains faits qui nous paraissaient anecdotiques dans la première partie servent d’indices à l’enquête, ce qui lie les deux parties. Le déroulement de l’histoire est très fluide et toujours aussi prenant. L’enquête est passionnante et m’a littéralement retourné le cerveau. Tout comme dans le tome précédent, nos certitudes sont mises à rude épreuve et il est difficile de se faire une idée fixe sur qui que ce soit. J’ai adoré cette enquête. Je me suis vraiment prise au jeu, cherchant les coupables et je dois avouer que la solution m’a totalement soufflé tant je ne l’avais pas vu venir. D’ailleurs les 200 dernières pages ont mis mes nerfs à rude épreuve en me faisant passer par tellement d’émotions différentes avec une intensité incroyable : la peur, la joie, le choc, l’incompréhension, le déni, la terreur, la surprise, le soulagement, la tension, l’énervement. J’ai sérieusement cru que mes nerfs allaient me lâcher avant la fin du livre. Et quelle fin ! Waouh, j’ai été totalement soufflé. Les révélations et les retournements de situations s’enchaînent à un tel rythme qu’il m’a été totalement impossible de reposer le livre, comme si ma vie en dépendait (d’ailleurs je pense que le suspense m’aurait tué).

L’enquête et les complots de cours ne résument pas à eux seul l’intrigue de ce tome. Comme dans le précédent, l’histoire est bien plus complexe que cela et de nombreux fils d’intrigues se mêlent. Dans ce tome, on comprend enfin pourquoi des bribes, qui paraissent totalement incompréhensibles, sont glissées dans le tome 1. Toute l’intrigue autour des esprits de famille, de Farouk et son Livre en particulier, gagne en ampleur, au point de prendre vraiment des proportions importantes. On découvre aussi des choses sur les déchus, ces clans qui ont été rejeté par Farouk et qui prennent eux aussi une place importante dans l’intrigue. Cela permet entre autres d’évoquer les origines de Thorn. Bref, Christine Dabos continue d’agrandir son univers déjà très riche, ce qui donne une intrigue très complexe et passionnante qui pourtant reste très fluide à lire. Malgré les nombreuses intrigues qui se superposent et les très nombreux personnages on n’est jamais perdu (contrairement à Game of Throne pas besoin de sortir les arbres généalogiques et les calepins). L’histoire est passionnante, l’univers époustouflant, froissant, surprenant (quand on pense en avoir fait le tour une nouvelle facette se dévoile et nous laisse entrevoir un monde infini) et totalement unique. L’écriture immersive et enchantée sublime tout ça.

L’autre grande joie que m’a apportée tome, ça a été de retrouver les personnages que j’avais tant aimé dans le tome précédent. Dans ma review précédente, je vous ai beaucoup parlé de Thorn et Ophélie, les personnages principaux, sans évoquer les autres, ce qui est totalement inadmissible ! Certes les deux sont absolument passionnants mais les autres aussi. Avant de me rattraper comme il se doit, je vais quand même dire quelques mots sur nos fiancés.  Le tome précédent s’arrêtait sur une Ophélie qui avait bien muri et qui changeait de façon d’agir. J’ai adoré découvrir cette Ophélie plus sûre d’elle, moins manipulable mais toujours fidèle à elle-même. Tous les petits défauts qui m’avaient un peu agacé dans le tome précédent ont totalement disparu ne laissant qu’un personnage auquel j’adhère de A à Z. Thorn quand à lui reste fidèle à lui-même. Toujours glacial, distant, mystérieux et ambigu, mais c’est ce qui fait son charme. Dans ce tome, de temps en temps la glace se fissure et nous laisse entrevoir ce qui se cache derrière son masque. Ce qu’on découvre sur lui ne fait que confirmer ce que je présageais depuis le tome précédent. Leur relation évolue tout en restant sensiblement la même et c’est ça qui est passionnant. J’aime beaucoup les scènes où ils se retrouvent tous les deux. Les joutes verbales entre ces deux-là dont  souvent très drôles. Même si Ophélie ne comprend pas grand-chose à Thorn, j’aime beaucoup leur relation, comment elle évolue et cela est dû en grande partie à la façon dont Thorn agit avec Ophélie et la façon dont il lui parle.

 Il est maintenant grand temps de réparer l’affront fait aux autres personnages. Car même si Ophélie et Thorn tiennent la place principale, ce livre ne serait franchement pas le même sans les autres personnages. Malgré leur nombreux pharamineux, ils arrivent (presque) tous à gagner une place dans le cœur des lecteurs ou du moins dans leur esprit. Je ne peux bien sûr pas parler de tous, donc je vais m’en tenir à ceux que j’aime particulièrement. Commençons par Archibald, ce très cher ambassadeur de Clairdelune. Que ce serait la Passe Miroir sans Archibald ! J’adore ce personnage très drôle qui a le don pour dédramatiser les situations. J’aime beaucoup la relation qu’il a avec Ophélie qui est l’origine de scènes décalées. L’autre personnage qui m’a beaucoup plu c’est Berenilde, même si j’ai eu un peu de mal avec la tante de Thorn. Dans ce tome se dévoilent d’autres aspects de sa personnalité qui m‘ont beaucoup touché.  Mais le personnage que je trouve le plus fascinant reste Farouk, l’esprit de famille du Pôle à la mémoire courte. À la fois terrifiant, drôle, mystérieux et fascinant, j’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur lui. Les autres personnages sont fantastiques que ce soit la tante d’Ophélie, son grand-oncle, son père, sa mère, sa sœur, son frère (bref une grande partie sa famille), le Chevalier, les sœurs d’Archibald, Renard, Gaëlle, la Mère Hildelgarde, j’en passe et des meilleurs. Mais si je me mets à énumérer pourquoi je les aime tous, ça va prendre pas mal de temps. Bref, disons juste que Christelle Dabos sait rendre ses personnages attachants, drôles et touchants, et qu’ils sont tous aussi fantastiques les uns que les autres.

En conclusion :

Alors voilà, encore une fois je n’ai pas grand-chose d’autres à dire mise à part que j’ai adoré ce livre. Tout, des personnages à l’univers froissant, drôle, touchant et mystérieux ,en passant par les intrigues, le rythme, les retournements de situations, le suspense, m’a absolument convaincue. Je suis finalement bien contente d’avoir craqué et de l’avoir lu d’une traite. Même si la perspective d‘attendre le tome 3 qui n’est pas encore sorti me met au supplice. Vu la fin du tome, le suivant semble très prometteur et riche en découverte. Je suis impatiente de l’avoir entre les mains. En attendant je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur cette série qui pour moi est un sans-faute.

Sur ce, bonne lecture à tous. Et n’hésitez pas à me laisser en commentaire vos avis. Qu’est-ce que vous avez pensé de ce livre ? Est-ce qu’il vous tente ?

Note: 6/5 : un énorme coup de cœur !

  • qualité d’écriture: 6/5
  • personnages: 6/5
  • monde: 6/5
  • plaisir de lire: 6/5

Citation:

« – Je vous donne rendez-vous. Un rendez-vous officiel, de futur mari à future épouse. Vous me recevez toujours ?
– Oui, oui, je vous reçois, bredouilla-t-elle. Mais enfin, pourquoi nous voir ? Je viens de vous dire…
– Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’être ennemis, trancha Thorn. Vous me compliquez la vie avec votre rancœur, nous devons impérativement nous réconcilier. Je n’ai pas le droit de pénétrer dans le gynécée : retrouvez-moi à l’intendance, insultez-moi, giflez-moi, cassez-moi une assiette sur la tête si ça vous chante, et puis n’en parlons plus. Votre jour sera le mien. Ce jeudi m’arrangerait. Disons… (Il y eut, dans le cornet acoustique, un bruit de pages tournées à la hâte.) Entre onze heures trente et midi. Je vous note sur mon emploi du temps ?
Suffoquée, Ophélie raccrocha le combiné avec autant de colère que si elle l’avait abattu sur le crâne de Thorn. »

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11 réflexions sur “Les Disparus du Clairedelune de Christelle Dabos

  1. Je l’ai dans ma PAL mais dans un soucis d’être raisonnable j’attend (ou du moins j’essaie) pour le lire le plus tard possible haha mais vu l’article que tu en as fait ça m’étonnerait que j tienne bien longtemps d’autant qu’il squatte juste à côté de mon lit…. ^^

    Aimé par 1 personne

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